L'usage premier des retardateurs de flamme bromés est lié à la réduction des risques liés au feu dans nos sociétés. Cependant, la plupart sont des polluants organiques persistants de l'environnement ayant une action de perturbation endocrinienne. Leurs capacités de bioaccumulation font de l'homme une espèce particulièrement exposée, notamment via l'alimentation et l'inhalation. Le besoin d'évaluer ce niveau d'exposition, notamment en France, a clairement été identifié. Une méthode d'analyse multi-résidus (polybromodiphenyl ethers, tetrabromobisphenol A et hexabromocyclododecane) et multi-matrices (origines animales) basée sur des couplages LC-MS/MS et GC-HRMS, a par conséquent été développée, en prêtant une attention particulière à la gestion des contaminations analytiques. Puis, l'analyse de plus de 170 échantillons collectés à Toulouse, dans le cadre d'accouchements par césarienne a donné accès à des informations relatives à l'évaluation de l'exposition des mères et des nouveau-nés.