En affirmant qu'une partie de l'âme humaine reste dans l'intelligible, Plotin fait preuve d'originalite dans l'histoire de la philosophie. Cette these cherche a comprendre ce point de doctrine que la plupart des neoplatoniciens rejetteront. Nous nous proposons de comprendre cette doctrine a partir de l'interieur meme de la theorie generale de la procession, c'est-a-dire a partir de sa theorie de la causalite et du double acte. Les quatre premiers chapitres essaient de montrer que cette doctrine fait partie integrante de la theorie de la procession et qu'elle n’en est qu'une manifestation coherente. La maniere dont Plotin aborde le fonctionnement de la faculte la plus basse jusqu'a la plus haute en l'âme humaine obeit aussi a cette theorie. L'âme humaine a une « partie non descendue mais l'Âme et l'Intellect egalement : l’Âme a une « partie» d'elle qui reste suspendue a l'Intellect et l'Intellect a aussi quelque chose de lui qui reste suspendue a l'Un. Le chapitre V essaie de montrer que cette partie non descendue peut etre appelee «logos» dans la mesure ou il represente la puissance effective de l'Un et de l'Intellect au niveau de l'âme humaine. Enfin, le dernier chapitre est une tentative pour comprendre comment Jamblique et Proclus, dans leur doctrine de l'âme humaine, tout en refusant celle de Plotin, continuent a affirmer l’existence d'une sorte de partie non descendue de l’âme meme s'ils restent fideles a leur idee de la procession